Les origines

La chapelle voulue et réalisée par la Bienheureuse Louise Thérèse de Montaignac, fondatrice des Oblates du Sacré Cœur, devenait de plus en plus petite. Elle ne pouvait plus contenir les membres de la Pieuse Union dont les effectifs cessaient de croître ainsi que les enfants de l’orphelinat et les Samuels.

En 1922, la Supérieure Générale de l’époque, Mère Madeleine Thérèse de RANCOURT s’engagea dans un projet ambitieux : reconstruire une plus grande chapelle tout en gardant celle bâtie par Louise Thérèse. Pour cela, il fallut démolir l’ancienne tour médiévale afin d’adjoindre les collatéraux. On fit intervenir Mr Henri Saffroy, architecte de Sens et ami des Oblates. Il imagina un plan en enchâssant la chapelle primitive entre des collatéraux buttant d’un côté et d’un autre des bâtiments existants.

Une poutre métallique fut introduite sur toute la longueur de mur pour en assurer la solidité. Le mur fut remplacé par une série de double colonnade de fonte ; entre elles on forma des arcs en béton armé et des corbeilles des chapiteaux en plâtre.

Le déambulatoire

Un grand déambulatoire a été aménagé desservant une nouvelle abside, un confessionnal, une sacristie et la crypte sous le sanctuaire.

La chapelle absidiale a été peinte aux tons du déambulatoire.

C’est dans le déambulatoire que fut déposé une série de panneaux et d’objets appartenant à Louise Thérèse ; disposés au moment du bicentenaire de sa naissance.

La crypte existait déjà dans la chapelle primitive mais ne fut jamais utilisée. Lorsqu’en 1890 le cercueil de Louise Thérèse fut exhumé du cimetière et entreposé dans cette crypte jusqu’au jour de la proclamation de sa Béatification.

Elle est devenue un espace de recueillement et de prière contenant la relique de Louise Thérèse.

Le reliquaire réalisé par un artisan de la ville de Montluçon, mentionne seulement les dernières paroles de Louise Thérèse qui résument parfaitement sa vie « J’ai aimé »

La photographie qui se trouve dans la crypte fut donné par la famille DE MONTAIGNAC à l’Institut au moment de la Béatification (4 novembre 1990).

En 1978, d’importante infiltration d’eau ont impliqué une réfection du déambulatoire. C’est aussi l’occasion d’un nouvel aménagement plus conforme aux besoins liturgiques et à l’accueil pour la prière. Ainsi fut organisé une petite chapelle absidiale où est placée la Statue de Notre Dame de Lourdes. Elle a été offerte par une famille Montluçonnaise.

Les scènes

Après l’agrandissement, les Sœurs ont fait réaliser quatre scènes supplémentaires dans le but d’orner le haut des cloisons formées par la rencontre du déambulatoire avec les collatéraux.

Colatéral Nord

Copie de la célèbre annonciation peinte par FRA ANGELICO au couvent San Marco de Florence. Seuls la vierge et l’ange ont été copiés, car les éléments architecturaux qui abritent les personnages dans la composition italienne ne pouvaient pas être ici reproduits, faute de place, on s’est contenté d’une fenêtre bilobée à l’arrière-plan.

Colatéral Sud

La Sainte Famille : Saint Joseph apprend à Jésus le métier de charpentier tandis que Marie file une quenouille.

Déambulatoire

À genoux, les insignes de l’autorité royale à ses pieds, Saint Louis, vénère la Couronne d’épines et la Croix.